Prévalence de l’anémie inflammatoire chez les porteurs asymptomatiques de parasites intestinaux en zones urbaines et rurales du Gabon.

Kono HN1,2,3*, Ada Mengome MF1,2,3, Pongui Ngondza B1,2, Sibi Matotou RH1,2, Ndong Akomezoghe L1,4, Moutombi Ditombi BC1,2,4, Koumba Lengongo JV1,2, Ndong Ngomo JM1,2,4, M’Bondoukwé NP1,2,4, Bisseye C3, Mawili-Mboumba DP1,2,4, Bouyou Akotet MK1,2,4

Affiliations :
1. Service de Parasitologie-Mycologie-Médecine Tropicale, Département de Sciences Fondamentales, Université des Sciences de la Santé (USS), Owendo, Gabon.
2. Centre de REcherche biomédicale en pathogènes Infectieux et Pathologies Associées (CREIPA), Libreville, Gabon.
3. Laboratoire de Biologie Moléculaire et Cellulaire (LABMC), Université des Sciences et Techniques de Masuku (USTM), Franceville, Gabon.
4. Unité Mixte de Recherche sur les Agents Infectieux et leur Pathologie (UMRAIP), Université des Sciences de la Santé, Owendo, Gabon.

*Auteur correspondant : helena.kono@yahoo.fr

 

Résumé

Contexte : L’objectif de cette étude était d’évaluer la prévalence de l’anémie et son association avec l’inflammation chez les sujets porteurs de parasitoses intestinales asymptomatiques chez les adultes au Gabon.
Matériel et méthodes : Une étude analytique transversale a été réalisée de septembre 2020 à mai 2022 dans différentes agglomérations selon le niveau d’urbanisation au Gabon : Libreville (zone urbaine), Koula-Moutou et Bitam (zones rurales). Tous les participants apparemment en bonne santé âgés de 18 ans et plus, résidents depuis au moins deux ans dans la zone d’étude, et qui acceptaient de signer un consentement éclairé ont été inclus. Les échantillons de sang et de selles ont été prélevés et analysés pour la mesure des biomarqueurs d’inflammation, le diagnostic de l’anémie et pour la détection des IPIs.
Résultats : Au total, 518 participants ont été inclus dont 64,5% (n=334) en zone urbaine et 35,5% (n=184) en zone rurale. La prévalence globale des IPIs était de 29,9% (155/518) avec une fréquence significativement plus élevée en zone rurale qu’en zone urbaine (respectivement 55,6 % et 14,7 %, p<0,001). Les taux élevés de CRP et hsCRP était significativement plus fréquents chez les parasités (respectivement 52,9% contre 38,0%, p=0,002 pour la hsCRP, et 22,6% contre 12,4%, p=0,003, pour la CRP). Environ 1/5 (21,8%) des participants était anémique (n=113) avec une prédominance en milieu rural (28,3% contre 18,3% en milieu urbain, p=0,008). Le taux d’anémie était plus élevé chez les individus parasités (26,5% ; n=41) que chez les non infectés (19,8%; n=72), mais il n’y avait pas d’association entre l’anémie et le portage d’IPI (p=0,120). Cependant, l’anémie était significativement associée à une élévation de la hsCRP (26,4%, 58/220, p=0,041).
Conclusion : Le portage chronique d’IPIs peut causer une inflammation chronique de bas grade qui est associée à des maladies chroniques à long terme. L’anémie était plus fréquente chez les individus parasités mais non de manière significative. L’association de l’inflammation et de l’anémie suggérerait que les IPIs asymptomatiques causant l’inflammation agiraient indirectement sur les niveaux d’Hb, affaiblissant ainsi progressivement la santé de la population.

Mots clés : anémie, inflammation, parasites intestinaux, Gabon.

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Profils épidémiolgique et clinique des ulcères de jambe chez les sujets drépanocytaires à Bangui.

Packo S1, Nana P2, Guilelo LT2, Packo N3, Ndoma V4.

1 Service d’hématologie Clinique, Centre National de Transfusion sanguine de Bangui
2 Centre de Recherche et Traitement de la Drépanocytose, Bangui (RCA)
3 départements de la santé publique, Centre des Maladies Sexuellement Transmissible.
4 services de chirurgie pédiatrique Centre Hospitalier Universitaire Pédiatrique de Bangui

Auteur correspondant : Packo Dieu-le-veut Saint-Cyr Sylvestre, Service d’hématologie Clinique, Centre National de Transfusion sanguine de Bangui. Tél 00236 72 42 12 16, Email: .

 

Résumé

Objectif : contribuer à la prise en charge de la drépanocytose à Bangui.
Patients et méthodes : Il s’agissait d’une étude rétrospective, descriptive allant du 1er Juin 2022 au 31 mai 2023 au Centre de Recherche et de Traitement de la drépanocytose à Bangui. Etaient inclus, les patients drépanocytaires ayant présenté un ulcère de jambe reconnus sur arguments cliniques. Les données étaient saisies et analyser par les logiciels Word 2010, Excel 2010 et Epi info version 7.
Résultats : Nous avons totalisé 29 cas d’un ulcère de jambe 89 patients (33,33 ). L’âge moyen était de 13 ans avec les extrêmes de 4 et 45 ans. Le sexe masculin prédominait avec un sexe ratio de 1,9. Les élèves et les sujets de bas niveau socioéconomique dominaient avec respectivement 51,72% et 55,17%. La forme homozygote était plus représentée (68,97%). Les rendez-vous de suivi étaient moins respectés (68,97%). Les motifs de consultations étaient la douleur (44,83%) et la boiterie (34,48%). Les lésions étaient plus localisées au côté gauche (44,83%) et au niveau de la malléole interne (62,06%).
Conclusion : la prévalence des ulcères des jambes reste élevée à Bangui. La prévention passe par le respect des directives de prise en charge.

Mots clés : ulcères jambes, drépanocytose, Bangui.

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Epidémiologie des tumeurs des membres dans le service de chirurgie orthopédique et traumatologie de l’hôpital régional de Sikasso (Mali).

Traoré T1,, Touré L1,, Niang M1,, Diallo S2,, Hans-Moevi A3

1 Service d’Orthopédie-Traumatologie, Etablissement Hospitalier Publique Sikasso (Mali)
2 Service d’Orthopédie – Traumatologie du Centre Hospitalier Universitaire de Kati (Mali)
5 Service d’Orthopédie-Traumatologie CNHU-HKM de Cotonou (Benin)

 

Résumé

Introduction : L’incidence réelle des tumeurs des membres semble mal connue en Afrique Noire et particulier au Mali. La douleur est souvent le principal signe clinique des tumeurs des membres.
But : Déterminer la fréquence, les aspects cliniques et histologiques.
Patients et Méthode : Il s’agissait d’une étude rétrospective de 5 ans, allant du 1er janvier 2017 au 31 décembre 2021 qui a porté sur 66 patients.
Elle concernait tous les patients, des deux sexes admis et traité pour tumeur de membre dans le service.
Résultats : La fréquence était de 2,91%, le sex-ratio était de 0,9 en faveur des femmes avec un âge moyen de 33,7 ans.
La douleur était au premier plan dans 78,8%, Le délai moyen entre l’apparition des premiers symptômes et la première consultation médicale était de 5,06 ans et 73% de nos patients avait eu recours à un traitement traditionnel. Les membres pelviens représentaient 83,3% et la taille moyenne de la tumeur était de 7,2 cm. La radiographie standard effectuée chez 93,9% et la tomodensitométrie (TDM) dans 6,1%.
Sur le plan histologique les tumeurs bénignes représentaient fibrolipomes 8 cas, carcinomes épidermoïdes 7 cas et quant aux tumeurs malignes les ostéosarcomes 8 cas, fibrosarcomes et de chondrosarcomes 3 cas.
Conclusion : Le traitement traditionnel et la méconnaissance de la pathologie tumorale retardent la consultation avec des conséquences désastreuses.

Mots clés : Membres – Tumeurs – Diagnostic – Histologie

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Aspects épidémiologiques, cliniques, thérapeutiques et évolutifs des infections respiratoires basses chez l’enfant au CHU mère-enfant Fondation Jeanne Ebori.

Lembet Mikolo A1,2, Midili T L1,2, Mintsa-Mi-Nkama E1,2, Mekame Meye A1,2, Mabery Grodet A1, Kiba L G1, Koumba Maniaga R1,2, Mounguengui Hans Junior1, Mboungani M1, Pemba Mihindou M1, Medza M’Ella R1,
Mve Abagha R1, Eyi C1, Aloli N1, Nguemou Mba N1, Kuissi Kamgaing E1,2, Ategbo S1,2

1. CHU Mère-Enfants Fondation Jeanne Ebori (CHUME FJE), Libreville-Gabon
2. Département de Pédiatrie, Faculté de Médecine, Libreville-Gabon.

Auteur correspondant : LEMBET MIKOLO Aude Mariela, Département de pédiatrie, Faculté de médecine,
Libreville-Gabon ; Tel : +24177325278 ; mail : lembetmikolo@gmail.com

 

Résumé

Introduction : les infections respiratoires basses (IRB) constituent un véritable problème de santé publique chez les enfants de moins de cinq ans, aussi bien dans les pays industrialisés que dans les pays en voie de développement. L’objectif est de décrire les aspects épidémiologiques, cliniques, thérapeutiques et évolutifs des IRB de l’enfant au CHUME-FJE.
Patients et méthodes : étude rétrospective, descriptive et analytique sur 24 mois. Les enfants admis pour une IRB documentée étaient inclus. L’analyse des données le logiciel Epi Info 7.2.2. Le seuil de significativité a été défini pour p<0,05.
Résultats : fréquence des IRB : 24,1%. Les enfants < à 5 ans représentaient 83,7%. L’âge moyen était de 2,6 ± 2,9 ans avec un sex-ratio de 1,3. Les IRB ont sévit toute l’année avec des pics en petite saison sèche et la grande saison de pluie. Les principaux symptômes étaient la toux (71,7%) et la dyspnée (28,2%). Le type d’IRB était dominé par la pneumonie (52,0%). Il y’avait une association entre la survenue d’une pneumonie, l’absence de vaccins recommandés (p = 0,007) et la tranche d’âge de [0-5 ans [(p = 0,002). L’amoxicilline-acide clavulanique était administrée dans 51,9%. L’évolution était favorable (96,3%). La mortalité était de 3,7%.
Conclusion : les IRB sont fréquentes dans notre contexte dominé par la pneumonie. Les enfants de moins de 5 ans sont les plus touchés. La nécessité de campagne de sensibilisation et d’une meilleure couverture vaccinale demeure.

Mots clefs : bronchite, bronchiolite, infections respiratoires basses, pneumonie, Libreville

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Implications de l’hypertension artérielle sur l’aptitude au poste des travailleurs évacués des sites pétroliers à pointe-noire (Congo)

Ebatetou Ataboho E1,2,3, Kokolo JG3, Atipo-Galloye PK3

1 Faculté des Sciences de la Santé, Université Marien Ngouabi, Brazzaville, Congo
2 Clinique TotalEnergies EP Congo, Pointe-Noire, Congo
3 Société de médecine légale et de santé au travail du Congo (Somelest), Pointe-Noire, Congo
Courriel : ebatetou@gmail.com

Correspondances et tirés – à – part : Docteur Ebenguela EBATETOU ATABOHOTel. 00.242.069741224. Courriel : ebatetou@gmail.com

 

Résumé

Introduction : La mesure systématique de la pression artérielle constitue un paramètre fondamental en santé au travail, non seulement pour le dépistage et le diagnostic précoce de l’hypertension artérielle (HTA), mais également pour l’évaluation médicale de l’aptitude au poste qui en résulte. Cette étude visait à analyser les profils des travailleurs hypertendus évacués des sites pétroliers onshore/offshore à Pointe-Noire.
Matériel et méthodes : Une étude descriptive transversale a été menée de janvier 2020 à mars 2023, auprès des travailleurs évacués des chantiers on/offshore d’une entreprise de production pétrolière pour des chiffres tensionnels élevés. Les données ont été recueillies à partir des fiches de transfert et des rapports médicaux du malade.
Résultats : L’HTA représentait le premier motif d’évacuation, 22 cas sur 77 soit 28,6%. La population était à prédominance masculine (95%) avec un âge moyen de 44,9 ± 7,0 ans, hypertendue connue dans 55% des cas et avec un traitement en cours dans 27% des cas. La majorité travaillait sur des sites offshore (85%) et 63% étaient des ouvriers. Un quart de ces travailleurs (27%) bénéficiait d’une prise en charge médicale complète. L’HTA était classée grade 3 chez 91% des travailleurs évacués avec une pression artérielle systolique moyenne de 191±16,4 mm Hg et diastolique de 118±13,4mm Hg. Des symptômes ont été relevés chez 41% des travailleurs, et 50% avaient bénéficié d’un traitement antihypertenseur avant leur évacuation du site.
Conclusion : Ces données soulignent l’importance d’un dépistage précoce, d’une surveillance médicale régulière et d’un traitement de l’HTA afin de maintenir l’aptitude professionnelle.

Mots –clés : Hypertension artérielle, aptitude au travail, Sites on/shore, Entreprise pétrolière, Pointe-Noire.

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Cytolyse hépatique au cours de la COVID-19 chez des patients du Centre Hospitalier Universitaire de Libreville, Gabon.

Ntsame Owono MM1,2, Manomba Boulingui C1,2, Essomeyo Ngue Mebale M1,2, Igala M2, Dibanganga C3, Bouyou Akotet M3

1. Service d’Infectiologie du Centre Hospitalier Universitaire de Libreville, Gabon
2. Département de Médecine et Spécialités Médicales, Université des Sciences de la Santé, Gabon
3. Département des Sciences fondamentales, Université des Sciences de la Santé, Gabon

 

Résumé

Introduction : Le recherche de facteurs pronostiques de la COVID-19 permettrait d’améliorer la prise en charge rapide des patients à risque de forme sévère et de décès. Cette étude avait pour objectif de déterminer la relation entre la sévérité de la COVID-19 et les taux des transaminases hépatiques.
Patients et méthodes : Il s’est agi d’une étude transversale prospective menée en 2021 dans le service d’Infectiologie du Centre Hospitalier Universitaire de Libreville (CHUL) au Gabon. La population d’étude était constituée de patients consultant ou hospitalisés pour COVID-19 confirmée. Les variables sociodémographiques, les antécédents et les symptômes cliniques ainsi que les résultats des dosages de la CRP, des ASAT et des ALAT ont été recueillies puis analysés en fonction de la sévérité de la COVID-19.
Résultats : Pendant la période d’étude 184 patients ont été inclus. L’âge moyen des patients était de 4±14 ans. Les taux moyens des ASAT étaient de 26 ±13 UI/L chez les patients asymptomatiques, de 60 ±101 UI/L en cas de forme modérée et de 59 ± 46 UI/L en cas de forme sévère (p=0,03). Les taux moyens des ALAT étaient respectivement de 27 ±17 UI/L, de 44 ±50 UI/L et de 52 ±34 UI/L en cas de COVID-19 asymptomatique, modéré et sévère (p<0,01). Il existait une association entre l’élévation des transaminases et le sexe masculin l’existence de comorbidités et les formes sévères (p <0,01. Il existait une corrélation fortement positive entre les taux de CRP et des ALAT (rho=0,41 ; p<0,01).
Conclusion : Les transaminases hépatiques semblent être des biomarqueurs de la COVID-19 modérée à sévère.

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